
Fronton de l'école Jules Ferry, tombeau d'Irénée Bayle, Maire de notre cité de 1867 à 1875, arrêtés municipaux, courriers officiels du Maire ont en commun un élément emblématique de notre commune : le blason.
C'est par décret impérial du 9 juin 1869, suivi de lettres de patente en date du 28 mars 1870 que Napoléon III, empereur des Français, concédait à la Ville de Darnétal un blason comportant les armoiries suivantes :
"De gueules, à la rivière ondée, en face argent, accompagnée en chef, de deux roues d'engrenage, aussi d'argent, et, en pointe, d'un maillet d'imprimeur accosté, à dextre (à droite) d'une navette à drap, avec son chardon, le tout d'or. Franc-quartier des villes de seconde classe qui est, à dextre, d'azur à l' N d'or surmonté d'une étoile rayonnante, du même, réduit au neuvième de l'écu. L'écu sommé d'une couronne murale, à 5 créneaux, d'argent, traversé d'un caducée contourné, du même auquel sont suspendues 2 guirlandes : l'une à dextre, d'olivier, l'autre à sénestre (gauche), de chêne, aussi d'argent, nouées et rattachées par 2 bandelettes d'azur."
La défaite de Sedan, en 1870, devait entraîner la chute du Second Empire et permettre à la IIIe République de voir le jour. Afin d'adapter le blason darnétalais aux nouvelles institutions républicaines, Jules Grévy, Président de la République, sur requête de la Ville de Darnétal, autorisait cette dernière à supprimer le franc quartier à l'N d'or surmonté d'une étoile rayonnante, en laissant subsister et reparaître intégralement les autres parties de ses armoiries, par décret présidentiel du 28 juillet 1885.
C'est ainsi que 115 ans plus tard, notre ville arbore toujours son blason, témoin de son passé industriel et de cité réputée pour le tissage de toiles et de draps.